Citroën GS : l’histoire d’une berline française révolutionnaire

HISTOIRE • AUTOMOBILE FRANÇAISE • COLLECTION

Lancée en 1970, la Citroën GS impose une approche très originale de la berline familiale. Entre suspension hydropneumatique, moteur quatre cylindres à plat et silhouette aérodynamique, elle devient rapidement l’une des Citroën les plus innovantes de son époque.

Affiche publicitaire d'époque pour la Citroën GS
Affiche d'époque Citroën GS — La familiale aérodynamique lancée en 1970.

Une naissance ambitieuse au début des années 1970

Une nouvelle familiale pour Citroën

Au début des années 1970, Citroën cherche une voiture familiale moderne. La marque veut combler l’espace entre la petite Ami et la grande DS. La GS répond parfaitement à cette attente. Elle est présentée au Salon de Paris en octobre 1970. Son dessin tranche avec les berlines classiques de cette période. Sa carrosserie basse possède une excellente aérodynamique. Les designers travaillent aussi beaucoup sur la visibilité et l’habitabilité. Citroën mise surtout sur une technologie différente. La GS reçoit une suspension hydraulique avec correction automatique de l’assiette. Cette solution devient rapidement l’une de ses grandes signatures.

Un style qui ne ressemble à aucun autre

La silhouette de la Citroën GS paraît encore étonnante aujourd’hui. Son arrière très plongeant améliore fortement l’écoulement de l’air. Sa lunette arrière possède une forme particulièrement travaillée. Le constructeur recherche alors une consommation raisonnable. Le résultat est une berline fluide et très reconnaissable. L’habitacle adopte également une présentation originale. Le fameux compteur à tambour devient une véritable signature Citroën. La GS reçoit aussi quatre freins à disques assistés. Peu de voitures familiales proposent autant de solutions techniques. Cette originalité explique encore son succès auprès des amateurs de voitures anciennes. Elle représente parfaitement l’esprit créatif de Citroën.

La Citroën GS face à ses rivales françaises et européennes

Une concurrence particulièrement forte

La GS arrive dans une catégorie très disputée. Elle doit affronter plusieurs familiales populaires. La Renault 12 représente notamment une rivale française sérieuse. Elle privilégie une conception classique, robuste et polyvalente. La GS choisit au contraire une approche beaucoup plus technologique. La différence se remarque surtout avec la suspension et le moteur. Les deux voitures connaissent pourtant une belle carrière. Pour découvrir l’évolution des modèles du Losange, retrouvez notre dossier consacré à Renault et ses modèles historiques. Cette comparaison montre deux visions différentes de l’automobile française. Renault mise sur la simplicité. Citroën préfère alors surprendre avec des solutions techniques originales.

La concurrence européenne devient également importante. La Volkswagen Golf, lancée en 1974, bouleverse ensuite le marché. Elle adopte une architecture compacte et moderne. Son succès pousse les constructeurs européens à revoir leurs gammes. Retrouvez également notre histoire complète de Volkswagen et de ses modèles mythiques. La GS conserve cependant ses propres arguments. Son confort et sa suspension restent difficiles à égaler. Cette personnalité explique pourquoi elle conserve aujourd’hui une forte popularité.

Gamme complète Citroën GS et GSA produites entre 1970 et 1986
Citroën GS / GSA 1970-1986 — L'ensemble de la gamme berline et break.

Les différents modèles de Citroën GS

Une gamme devenue très riche

Au fil des années, Citroën multiplie les versions. La gamme évolue selon les besoins des clients. Le moteur 1 015 cm³ équipe les premières versions. En 1972, un moteur 1 222 cm³ de 60 chevaux arrive. La GS devient alors plus polyvalente sur route. Citroën propose aussi une finition Club plus confortable. En 1974, les versions sportives GS X et GS X2 apparaissent. La célèbre finition Pallas apporte davantage de luxe. Le break complète également la gamme. Il offre une excellente capacité de chargement. La GS devient ainsi une voiture familiale particulièrement polyvalente.

Modèle Période approximative Motorisation Particularité
GS Confort1970-19731 015 cm³Version de base
GS Club1970-19791 015 / 1 220 cm³Équipement supérieur
GS 12201972-19741 222 cm³Plus polyvalente
GSpécial1974-19791 015 / 1 129 cm³Version accessible
GS X1974-19761 015 cm³Présentation sportive
GS X21974-19781 222 cm³Version dynamique
GS Pallas1974-19791 222 cm³Finition haut de gamme
GS X31978-19791 299 cm³Version sportive
GS Birotor1973-1975Wankel 1 990 cm³Version très rare
GS Break1971-1979Plusieurs moteursUsage familial
Citroën GS Break Confort millésime 1971
Citroën GS Break Confort 1971 — Le break familial et polyvalent.

La GS Birotor, une expérience totalement folle

Un moteur rotatif très particulier

La Citroën GS Birotor mérite une place à part. Cette version reçoit un moteur rotatif Comotor. Elle développe environ 107 chevaux. Sa vitesse maximale atteint près de 175 km/h. La voiture reçoit aussi des voies élargies. Son comportement devient alors plus dynamique. Pourtant, son moteur possède un défaut majeur. Sa consommation est très élevée. La crise pétrolière arrive au pire moment pour ce modèle. Les problèmes de fiabilité compliquent également sa carrière. Citroën arrête rapidement sa commercialisation. Seulement 846 exemplaires sont produits. Aujourd’hui, la GS Birotor représente donc l’une des versions les plus rares.

Citroën GS Birotor à moteur rotatif Wankel
Citroën GS Birotor — La version Wankel ultra rare à 846 exemplaires.

Une voiture devenue très recherchée

La Birotor fascine encore les collectionneurs. Elle représente une époque où Citroën osait beaucoup. Le constructeur expérimentait alors des solutions peu communes. Le moteur Wankel reste aujourd’hui encore très particulier. Cette version possède donc une vraie valeur historique. Elle montre surtout l’audace technique de la marque. Même si son aventure commerciale fut courte, son image reste forte. Les passionnés apprécient également ses détails spécifiques. Ses ailes élargies attirent immédiatement le regard. Son comportement routier profite aussi d’un châssis adapté. La GS Birotor reste ainsi un véritable morceau d’histoire automobile française.

1976 : une évolution importante pour la GS

Une carrosserie modernisée

En 1976, Citroën modernise profondément la présentation de la GS. La face avant reçoit une nouvelle calandre. Les feux arrière deviennent rectangulaires. L’habitacle bénéficie également de plusieurs changements. Le fameux compteur évolue vers une présentation plus classique. Citroën conserve toutefois l’identité originale du modèle. La mécanique continue aussi de progresser. En 1977, le moteur 1 015 cm³ laisse progressivement sa place au 1 129 cm³. Celui-ci développe environ 56 chevaux. En 1978, la GS X2 devient GS X3. Elle reçoit alors un moteur 1 299 cm³. La puissance atteint environ 65 chevaux.

Citroën GSA X3 version dynamique
Citroën GSA X3 — La sportive de la gamme avec moteur 1 299 cm³.

La GSA transforme la GS pour les années 1980

Enfin un véritable hayon

En juillet 1979, Citroën présente la GSA. Cette évolution conserve les bases de la GS. Pourtant, les changements sont nombreux. La voiture reçoit enfin un hayon pratique. Les pare-chocs chromés disparaissent au profit de boucliers en plastique. La planche de bord adopte les célèbres commandes satellites. L’ensemble paraît très moderne pour l’époque. L’aérodynamique progresse également. Le coefficient de traînée descend autour de 0,33. La GSA conserve donc une silhouette très efficace. Elle propose plusieurs finitions. Les Club, Pallas et X3 occupent notamment le catalogue. La GSA devient ainsi une transition idéale vers la future BX.

Une carrière prolongée jusqu’en 1986

La GSA continue son évolution durant les années 1980. Une GSA Spécial apparaît avec le moteur 1 129 cm³. Le 1 300 cm³ reste également disponible sur certaines versions. La boîte cinq vitesses améliore le confort sur autoroute. La gamme évolue ensuite avec les versions X1 et X3. La voiture reste fidèle à sa suspension hydropneumatique. Elle conserve donc son confort exceptionnel. En parallèle, la nouvelle Citroën BX arrive sur le marché. Elle devient progressivement la nouvelle familiale de la marque. La GSA poursuit néanmoins sa carrière. La production s’arrête finalement en juin 1986.

Pourquoi la Citroën GS reste mythique ?

Une vraie personnalité automobile

La Citroën GS ancienne possède une personnalité très forte. Elle ne ressemble pas aux autres berlines de son époque. Son confort reste son principal argument. Sa suspension absorbe les défauts de la route avec efficacité. Son moteur quatre cylindres à plat possède également une architecture originale. La position du groupe mécanique participe à son comportement routier. Son freinage à quatre disques reste aussi remarquable. À bord, les équipements étonnent encore aujourd’hui. Le compteur à tambour reste particulièrement spectaculaire. Pour les collectionneurs, elle représente une époque inventive. Elle symbolise une Citroën libre et audacieuse. C’est précisément ce charme qui fait encore vibrer les passionnés.

Un patrimoine à préserver

Restaurer une GS demande toutefois quelques connaissances. La suspension hydraulique nécessite une attention particulière. Les pièces spécifiques peuvent aussi devenir difficiles à trouver. Certaines versions restent beaucoup plus rares que d’autres. Les modèles Pallas, X3 et Birotor attirent notamment les collectionneurs. Le break possède également une belle cote affective. Pour une première ancienne, une version plus courante peut être plus simple. Il faut surtout vérifier l’état du système hydraulique. La corrosion mérite également une inspection sérieuse. Enfin, l’historique d’entretien reste essentiel. Une GS bien conservée procure cependant un plaisir unique. Elle offre une vraie expérience de conduite différente.

Le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?
La Citroën GS fut l’une des plus petites voitures de grande série équipées d’une suspension hydraulique.
Son compteur à tambour faisait aussi partie de ses innovations les plus célèbres.

La GS possède aussi un autre détail étonnant. Son moteur quatre cylindres est refroidi par air. Cette architecture permet une mécanique compacte. Elle rappelle certaines solutions utilisées sur d’autres voitures originales. La GS combine donc plusieurs choix techniques peu courants. C’est cette accumulation d’idées qui la rend si attachante. Elle reste aujourd’hui une véritable curiosité mécanique.

Les modèles concurrents à découvrir sur Vieille Carrosserie

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Résumé rapide

La Citroën GS est apparue en 1970 avec une ambition claire. Elle devait devenir la familiale moderne de Citroën. Son style aérodynamique reste immédiatement reconnaissable. Sa suspension hydropneumatique offre un confort remarquable. Ses moteurs évoluent progressivement de 1 015 à 1 299 cm³. La gamme comprend aussi des versions sportives et luxueuses. La GS Birotor reste la déclinaison la plus spectaculaire. En 1979, la GSA modernise profondément le concept. Elle reçoit notamment un hayon et un nouvel intérieur. La production du duo GS-GSA se poursuit jusqu’en 1986. Aujourd’hui, ces voitures occupent une place importante dans le patrimoine automobile français.

À retenir

  • Production : de 1970 à 1986 pour l’ensemble GS/GSA.
  • Architecture : quatre cylindres à plat refroidi par air.
  • Innovation majeure : suspension hydropneumatique.
  • Versions célèbres : Club, Pallas, X2, X3 et Birotor.
  • Évolution : la GS devient GSA en 1979.
  • Succession : la Citroën BX prend progressivement le relais.
  • Particularité : une voiture familiale au caractère très technologique.

Conclusion

La Citroën GS reste une automobile à part. Elle mélange confort, originalité et innovation. Elle pouvait sembler étrange lors de sa sortie. Pourtant, elle répondait parfaitement à son époque. Aujourd’hui, son style attire les regards dans les rassemblements. Sa suspension offre toujours une expérience particulière. Ses versions rares font rêver les collectionneurs. La GS raconte surtout une époque où Citroën osait expérimenter. Elle mérite donc largement sa place dans l’histoire de la Vieille Carrosserie.

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