Le monde de la vieille carrosserie recèle de trésors cachés qui font vibrer le cœur des passionnés d'histoire automobile. Parmi ces joyaux, un nom brille d'un éclat particulier, bien que parfois méconnu du grand public : Ansaldo. Ce constructeur italien, issu du monde des industries lourdes, a su transposer son savoir-faire technique dans la création de véhicules d'exception durant l'entre-deux-guerres. Plongeons ensemble dans l'épopée d'une marque où la robustesse mécanique a rencontré l'élégance de la carrosserie artisanale.
C'est au sortir de ce conflit, en 1919, que la direction décide de diversifier ses activités. Disposant d'usines modernes et d'une main-d'œuvre hautement qualifiée, Ansaldo se lance le défi de produire des automobiles. Cette transition industrielle majeure va donner naissance à des modèles d'une fiabilité remarquable, une caractéristique héritée directement de leur rigueur aéronautique et militaire.
La première création de la marque, la Ansaldo Tipo 4A, bouscule le marché dès sa sortie. Contrairement à beaucoup de ses concurrentes qui utilisaient des moteurs à soupapes latérales, Ansaldo intègre un moteur quatre cylindres de 1 847 cm³ doté d'un arbre à cames en tête (ACT). Cette architecture, moderne pour les années 1920, offrait un excellent rendement, une souplesse de conduite inédite et une grande robustesse.
Acheter une Ansaldo, c'était souvent s'offrir une carrosserie sur mesure. Des ateliers prestigieux comme Touring, Castagna ou encore Garavini ont habillé ces châssis rigides. Berlines de voyage luxueuses, coupés de ville élégants ou torpédos sportifs : chaque carrosserie reflétait l'art de vivre italien, mêlant des lignes tendues, des chromes discrets et des intérieurs tendus de cuirs fins ou de boiseries précieuses.
Malgré des qualités indéniables et un succès d'estime à l'international (notamment en France et en Angleterre), la branche automobile d'Ansaldo va subir de plein fouet les crises économiques de la fin des années 1920.
La Grande Dépression de 1929 fragilise grandement le groupe industriel. En parallèle, la concurrence de géants comme Fiat, qui maîtrise la production de masse, rend la rentabilité des voitures artisanales d'Ansaldo de plus en plus difficile à maintenir. En 1932, la production automobile d'Ansaldo s'arrête définitivement lorsque la section est rachetée par le constructeur OM (Officine Meccaniche). La marque se recentrera alors exclusivement sur ses activités industrielles d'origine.
En somme, Ansaldo incarne parfaitement la philosophie de la vieille carrosserie : une alliance sacrée entre la force brute du métal industriel et la poésie des lignes dessinées à la main. Une signature italienne intemporelle qui mérite amplement sa place au panthéon de l'automobile de collection.
Les origines d’Ansaldo : De l'armement à l'automobile
Pour bien comprendre l'ADN d'Ansaldo, il faut remonter à ses racines. Fondée à Gênes en 1853, la firme Gio. Ansaldo & C. était à l'origine un géant de l'industrie lourde. Spécialisée dans la construction de locomotives, de navires et d'armements, l'entreprise a joué un rôle crucial dans l'effort de guerre italien pendant la Première Guerre mondiale.C'est au sortir de ce conflit, en 1919, que la direction décide de diversifier ses activités. Disposant d'usines modernes et d'une main-d'œuvre hautement qualifiée, Ansaldo se lance le défi de produire des automobiles. Cette transition industrielle majeure va donner naissance à des modèles d'une fiabilité remarquable, une caractéristique héritée directement de leur rigueur aéronautique et militaire.
Les caractéristiques techniques des voitures Ansaldo
Les automobiles Ansaldo ne se contentaient pas d'être belles ; elles étaient avant tout des vitrines d'innovation technique pour leur époque. Le constructeur a su imposer des standards élevés qui ont rapidement séduit une clientèle exigeante.Un moteur à arbre à cames en tête novateur
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| Ansaldo Tipo 4A 1921 |
Châssis rigides et freinage performant
Fidèle à sa réputation de métallurgiste, Ansaldo équipait ses véhicules de châssis en acier d'une rigidité exemplaire. Les suspensions étaient rigoureusement calibrées pour affronter les routes sinueuses et parfois difficiles de l'Italie de l'époque. De plus, la marque a été parmi les premières à généraliser les freins sur les quatre roues sur ses modèles de milieu de gamme, garantissant une sécurité bien supérieure à la moyenne.La vieille carrosserie Ansaldo : Un style typiquement italien
Si la mécanique venait des ingénieurs maison, l'habillage des modèles Ansaldo faisait la part belle à l'artisanat d'art italien. La marque proposait ses voitures sous forme de châssis nus ou habillés par les plus grands carrossiers de la péninsule.La collaboration avec les maîtres carrossiers
Le succès des modèles Tipo 6 et Tipo 10
Au fil des années, la gamme s'est étoffée. La Tipo 6, équipée d'un moteur six cylindres en ligne de 2 litres, est devenue le symbole du grand tourisme à l'italienne. Plus tard, la Tipo 10 est venue prouver qu'Ansaldo pouvait aussi produire des voitures plus compactes et agiles sans sacrifier la qualité de sa carrosserie ni le confort de ses passagers. Les lignes intemporelles de ces modèles restent aujourd'hui des références absolues pour les amateurs de restauration de véhicules anciens.
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Le déclin d'un constructeur d'élite
La Grande Dépression de 1929 fragilise grandement le groupe industriel. En parallèle, la concurrence de géants comme Fiat, qui maîtrise la production de masse, rend la rentabilité des voitures artisanales d'Ansaldo de plus en plus difficile à maintenir. En 1932, la production automobile d'Ansaldo s'arrête définitivement lorsque la section est rachetée par le constructeur OM (Officine Meccaniche). La marque se recentrera alors exclusivement sur ses activités industrielles d'origine.
Pourquoi collectionner une Ansaldo aujourd'hui ?
Aujourd'hui, croiser une Ansaldo dans un rassemblement d'autos anciennes est un événement rare. Posséder un tel véhicule, c'est détenir un morceau d'histoire de l'ingénierie italienne.
- La rareté : Moins de 20 000 voitures Ansaldo ont été produites au total. Les exemplaires survivants sont très recherchés.
- Le plaisir de conduite : Grâce à leur moteur à arbre à cames en tête et leur châssis sain, elles offrent des sensations de conduite étonnamment modernes pour des centenaires.
- L'éligibilité aux événements historiques : Une Ansaldo est un passeport garanti pour les concours d'élégance et les rallyes de prestige les plus sélectifs du monde.
En somme, Ansaldo incarne parfaitement la philosophie de la vieille carrosserie : une alliance sacrée entre la force brute du métal industriel et la poésie des lignes dessinées à la main. Une signature italienne intemporelle qui mérite amplement sa place au panthéon de l'automobile de collection.
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